Lundi 16 juillet
Départ à 9h45
Vers 18 heures, nous nous arrêtons à Metz pour faire des provisions pour les jours à venir. Nous passons la nuit à Saint Avold, quelques kilomètres plus loin.

Mardi 17 juillet
Partis à 9 heures, nous entrons en Allemagne une demi-heure après, puis en Autriche vers 19 heures.

Mercredi 18 juillet
Départ : 9h15.
A 13h30, la frontière Hongroise se profile devant nous, nous sommes à 1500 km de la maison. Depuis le départ, nous n’avons eu que de la grisaille, pluie, bruine, froid. Il fait enfin chaud ! Nous circulons dans un incessant défilé de poids lourds depuis l’Allemagne et l’Autriche. Le périphérique de Budapest, vers 15 heures, n’est qu’un ballet de mastodontes sur deux files et dans les deux sens, qui déboîtent n’importe comment, doublent et se rabattent en queue de poisson ! Stressant !
18h30… 1850 km… Horgos… Frontière Serbe… C’est la première fois que nous nous arrêtons pour passer la frontière. La Serbie n’appartient pas à la CEE. Trois voitures nous précèdent, en sept minutes l’affaire est faite… Douaniers sympas, souriants, s’essayant à quelques mots en français. Surprise agréable !
L’autoroute continue en Serbie, et avec l’avantage que maintenant nous ne rencontrons quasiment plus de poids lourds. Il n’y a guère de voitures non plus et les aires de service des autoroutes sont vides !

Jeudi 19 juillet
Nous démarrons à 9 heures sous un grand ciel bleu tout propre. Ça nous change des longues semaines de pluie et de froid normand. L’autoroute Serbe traverse des immensités de champs enclos. Des kilomètres de grillage courent sur les bas-côtés, emprisonnant maïs, tournesols et cultures diverses. Nous sommes à 460 km de Sofia et tout près de Belgrade.
Après Nis que nous atteignons en fin d’après-midi, nous quittons enfin les mornes plaines serbes, pour nous glisser entre les monts des Balkans qui préludent à l’entrée en Bulgarie.

15h40… 2400 km…La frontière Bulgare est devant nous, avec une longue file de voitures en attente ! Je photographie cette frontière, côté serbe, puis bulgare !

Frontière serbo-bulgare

Mais les Bulgares exigent que j’efface la seconde photo ! Quel secret d’état aurais-je dévoilé là !!! La photo représentait notre caravane et en arrière-plan, les mots "Republik of Bulgaria".

En fin d’après-midi, nous sommes en vue de Sofia. Il nous faut dénicher le camping Vrania, sur le boulevard Starigradsko Shose, ce n’est pas une mince affaire ! Nous avons un plan, mais les noms de rues sont écrits en cyrillique. Heureusement, hier j’ai appris rapidement en roulant cet alphabet que j’avais imprimé avant de partir, et je me suis amusée à le déchiffrer sur les pancartes serbes. En moins d’une heure, nous trouvons le camping, aidés sur la dernière longueur, par un Bulgare que j’ai interrogé en allemand et qui nous propose de le suivre en voiture !
Nous nous installons dans un grand sous-bois, nous sommes seuls, absolument seuls dans ce camping d’une centaine de places.
Détail amusant : pour la douche et la vaisselle, on met à notre disposition un petit bungalow avec des lits, un évier, et une petite salle de bains.

Vendredi 20 juillet
La nuit n’a pas été trop chaude, nous avons pu dormir fenêtres grandes ouvertes grâce nos super-moustiquaires ! Génial !
Matinée de repos au camping à l’ombre des grands arbres qui nous protègent de la grosse chaleur ! Dès le matin, nous perdons une heure… Décalage horaire oblige ! Puis nous passons un moment à traquer les fourmis qui ont réussi à s’introduire dans la caravane jusqu’à la boîte à sucre rangée dans un tiroir.
Déjeuner à l’ombre, pause-lecture et nous partons en voiture pour le Mont Vitocha au sud de Sofia.
Lire les panneaux en cyrillique à 60 km/h s’avère impossible ! Nous devons nous arrêter ou ralentir très fort, pour que j’aie le temps de les déchiffrer. Me voilà comme au CP Mais c’est déjà bien de pouvoir les lire, sinon, quelle galère ce serait ! Les grands axes sont doublés en écriture latine, mais pas les voies secondaires.
Monastère de Dragalevtzi : C’est la résidence d’été du patriarche de l’église Bulgare… Joli bâtiment, grand calme… Un moine avec un petit chignon et de longs cheveux gris, tresse un cordage. De belles icônes tapissent les murs d’une salle fraîche aux odeurs caractéristiques de couvent, de celles qui évoquent la paix…
Au-delà, la route qui nous conduit jusqu’à l’arrivée du téléphérique (2290 m) offre de belles échappées sur Sofia et les environs.
Soirée-barbecue dans la tiédeur du soir… C’est bien agréable ! On n’avait pas eu la possibilité d’en faire en Normandie, avec la pluie et le froid de ce début d’été !

Samedi 21 juillet
Dès 9h30, nous sommes à l’arrêt du minibus 37 qui va nous conduire au cœur de Sofia. Il fait déjà très chaud quand nous arrivons au monument le plus célèbre de Sofia, la cathédrale orthodoxe Alexandre Nevski avec son dôme couvert de 8 kg d’or, ses murs intérieurs décorés de fresques, de marbre, d’albâtre et d’onyx. Sur la place une brocante permanente expose des peintures religieuses. A quelques pas de là, nous découvrons la cathédrale Ste Sophie, toute en briques rouges.
Sofia est calme, peu de monde, peu de circulation… Parce qu’on est samedi peut-être ?
Après avoir vu l’opéra, nous nous dirigeons vers le boulevard Osvoboditel, une grande artère bordée d’édifices remarquables, qui conduit à la place Sveta Nedelya. Dans ce beau quartier se situent l’ensemble des choses à voir, et c’est aussi là, qu’est érigé le palais présidentiel.
La petite église russe Saint Nicolas, un vrai bijou, est aussi richement décoré à l’intérieur qu’à l’extérieur… Une belle façade, cinq bulbes dorés, des fresques et des icônes intéressantes …
Palais royal, plutôt sobre… Maison du parti communiste, un assez beau monument… Palais du président. Nous passons juste au moment de la relève de la garde, au pas de l’oie comme il se doit !

Palais présidentiel

Les bains thermaux, la mosquée Banya Bashi…
Et voici les halles de Sofia ou marché couvert halite, construit dans le même style que celles de Paris. On y trouve des produits de qualité, des cafés et restaurants. C’est là que nous déjeunons copieusement de crêpes géantes salées et sucrées !
Il nous reste à voir la synagogue située derrière les halles et construite dans le même style, mais qui est hélas fermée, et la rotonde Saint Georges, la plus ancienne construction de Sofia, tour à tour église, mosquée, musée.
Encore quelques pas, voici le Sheraton qui s’adosse à la demeure présidentielle, et entre les deux, en passant sous un porche, une église en briques rouges.
Nous retournons jusqu’à l’arrêt du bus 37, en passant devant l’assemblée nationale, l’université, la bibliothèque nationale. Le bus nous dépose devant le camping à 15h30. Nous sommes cuits, dans tous les sens du terme, fatigue et chaleur ! Nous avons passé six heures sous un soleil de plomb. Après une douche bienvenue, nous paressons à l’ombre avec un bouquin. Ce n’est que vers 19 heures, que nous trouvons le courage d’allumer le barbecue. Encore ! Et oui, on en profite !

Dimanche 22 juillet
Nous quittons Sofia avec la caravane, pour nous rendre dans le Sud-Ouest, premier objectif Rila, un monastère classé par l’Unesco, petite merveille dans une vallée isolée au pied des montagnes, sorte de forteresse dressée entre murmure du torrent et forêts de pins. Nous nous installons dans un camping au bord du torrent où se trouvent, en tout et pour tout, une tente et un camping-car. Le monastère est remarquable par son architecture et ses peintures. Aussi beau que les monastères de Bucovine, en Roumanie, il n’égale cependant pas celui de Kykkos dans le massif du Troodos à Chypre, dont les peintures intérieures exceptionnelles couvraient murs et plafonds d’un bout à l’autre des galeries, salles et couloirs.
Ici, seule l’église est couvertes de fresques, mais les galeries avec leurs colonnes, balustrades et balcons en bois, forment un ensemble d’une grande beauté. Nous visitons le musée historique du monastère dont le clou est la croix en bois de Saint Raphaël qui mesure entre 60 et 80 centimètres et comporte 36 scènes mythiques et 600 personnages minutieusement gravés à l’aiguille, dans du bois de buis… Onze ans de travail !

Monastère de Rila

Lundi 23 juillet
Nous quittons Rila avec la caravane et nous dirigeons vers Sandanski par une jolie route qui épouse les courbes de la Struma, verte rivière au fond tapissé de grosses pierres rondes sur lesquelles trébuche l’eau mousseuse. Il fait très chaud ! Hier soir un orage a éclaté fraîchissant l’atmosphère, mais il n’en reste pas trace ce matin.
Nous arrivons dans le sud du pays près de la Grèce, les cigales crissent, la végétation exhale des odeurs chaudes de garrigue, le soleil brûle.
Le camping de Sandanski, une vaste pinède dont nous sommes les seuls occupants résonne de crissements de cigales. Le cadre compense l’hygiène des sanitaires qu’il vaut mieux éviter ! Nous montons le taud plus pour le plaisir que pour l’ombre, car les feuillages ombragent bien. Mais on va dire qu’il nous protègera des quelques rais de soleil qui se glissent entre les branches.
Balade dans la ville de Sandanski en milieu d’après-midi… Nous en profitons pour acheter des fruits et légumes à un prix dérisoire, 90 levas (45 centimes d’euros) les tomates, 130 levas (65 centimes) les pêches et nectarines. Et comme hier, un orage assombrit la fin d’après-midi.

Mardi 24 juillet
Soleil fidèle au rendez-vous matinal…
Nous allons faire aujourd’hui une grande boucle d’environ 200 km autour du massif du Pirin (région encore peuplée d’ours, renards, loups), le principal point d’intérêt étant Bansko, une petite ville à l’ambiance du temps passé, avec ses maisons traditionnelles et ses églises.

Maison de Neofit Riski Maison de Neofit Riski

Nous visitons la maison de Neofit Rilski, celui qui a réalisé le premier globe terrestre que nous avons vu au monastère de Rila… Maison calme respirant la sérénité, douce musique religieuse, passages secrets et cachettes en cas d’attaque des turcs. La promenade dans les ruelles aux belles maisons de pierre est agréable. Sur le clocher de l’église, trois cigognes sentinelles, observent les badauds de la place.
Nous déjeunons à la Mehana Obetsanova Kachta (recommandé par le Routard), sur une terrasse au pied de la belle église Sainte Trinité, d’un plat typique Bulgare, légumes et mix de viandes, présentés sur un barbecue de table grésillant et accompagné de pain à l’ail succulent.

Plat bulgare

Nous rentrons à la caravane, vers 20 heures après avoir contourné le massif du Pirin, par Goce Delcev.
Longue route, dans la chaleur torride, de nombreuses cigognes occupent le sommet des poteaux télégraphiques. Nous passons à Kulata, frontière grecque. La Bulgarie s’adosse à des pays que nous avons visités et aimés, Grèce, Turquie, Roumanie. Se savoir si près de ces pays qui nous semblent tellement lointains quand nous sommes en Normandie, donne la sensation qu’on pourrait les parcourir de nouveau, comme si ce n’était qu’une poignée de kilomètres en plus à avaler.

 

 
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