Jeudi 24

Nous sommes en route pour Solenzara, un petit léger vent de travers nous pousse vers le nord. Le frigo est plein de vivres frais, viande, poissons, tourteaux, fromages pour les deux étapes à venir qui n'offriront que peu de ressources. Le supermarché ici à Porto-Vecchio, même s'il est un peu loin du port, vaut le déplacement, on y trouve de tout !
En soirée, nous entrons dans le port de Solenzara, après une étape tranquille de six heures, au vent arrière la plupart du temps. Pour une fois, nous n'avons été ni secoués, ni trempés, j'ai même pu lire un bouquin entier, le treizième. J'en ai encore sept pour finir le mois, ça devrait aller. La météo se déciderait-elle enfin à nous être favorable ? Il est temps !

Vendredi 25
Solenzara – Campoloro : 32 milles au moteur !
Ce soir, le port résonne de chants corses. Un ensemble vocal s'est installé près du restaurant de la marina…

Samedi 26
Matinée cool à l'ombre du taud. Lecture … Lecture… De toute façon, ici à Campoloro, il n'y a pas grand chose à faire, à part aller acheter une boîte d'allumettes à la mini-épicerie du port, le seul point de ravitaillement à des kilomètres à la ronde (surtout à pied).
En début d'après-midi, nous partons pour Bastia. Après trois semaines de vent trop fort presque quotidien, nous voilà aujourd'hui comme hier presque encalminés. Un petit souffle de travers, les deux voiles et le moteur en soutien, sinon on n'arriverait jamais, l'étape fait 22 milles. En tout cas, sur cette mer toute plate, j'ai dévoré un livre de plus, et j'ai encore eu le temps d'écouter deux CD de Barth enregistrés sur mon lecteur. Après quoi, nous sommes entrés dans le vieux port de Bastia, juste le temps d'amarrer le bateau avant d'aller manger dans un restaurant sur les quais.

Dimanche 27
Aujourd'hui, nous délaissons le voilier, pour entrer dans le cœur de l'île. Quatre heures de train entre Bastia et Ajaccio, à travers les montagnes corses ! Ce trajet est réputé pour la beauté de ses paysages. Voilà enfin Ajaccio, nous y sommes déjà venus en voilier, il y a quelques années, c'est une autre façon de l'aborder, mais toujours à pied. Nos pas nous portent vers une brasserie en terrasse ombragée au-dessus du port .
Après une longue marche en bord de mer, jusqu'à la citadelle, nous reprenons le train en fin d'après-midi, pour rentrer à Bastia à 21 heures.

Train Bastia-Ajaccio

 

Ouf !  un brûleur neuf !

Lundi 28
Galère ! Depuis samedi notre brûleur camping-gaz ne fonctionne plus. Café froid le matin depuis deux jours… Nous nous sommes mis en quête d'un brûleur ce matin dans Bastia, nous connaissons toutes les quincailleries de la ville désormais. Et sous le soleil de plomb ! Ouf, après cinq magasins, nous en avons trouvé un sur le boulevard Graziani, chez "Cuchetti". Qu'il est beau, tout brillant, tout neuf ! Mais surtout, je vais pouvoir de nouveau cuisiner un peu ! A part ça, journée repos ! Après l'approvisionnement du bord (le dernier), lecture sous le taud, balade dans Bastia en fin de journée pour acheter quelques

bricoles pour les enfants. Ce soir, le port de Bastia s'illumine une dernière fois pour nous. J'aime beaucoup ce havre aux façades éclairées en douceur, un vrai port à l'ancienne aux couleurs du midi, dans lequel il fait bon séjourner.

Mardi 29
A 9 h 45, nous attaquons la traversée vers Elbe, la mer est plate, comme une huile grise … Pas un souffle dans l'air embrumé, pourtant au dessus de nous le ciel est tout bleu, il faut juste laisser le temps aux brumes de chaleur de se dissiper. A l'ombre de la grand-voile établie pour asseoir le bateau, je lis, pas de musique pour l'instant, on verra dans la journée si on peut faire taire le moteur !

 

Mer d'huile Grand-voile

 

Depuis le départ, nous avons une petite compagne à bord. C'est une araignée qui s'est installée dans un des chandeliers et qui infatigablement a retissé sa toile entre les filières chaque fois que, les premiers jours, nous la détruisions. Nous nous sommes habitués à sa présence et nous avons finalement laissé sa toile en place; celle-ci a d'ailleurs résisté aux plus forts coups de vent que nous avons essuyés. Le soir, elle nous capture quelques moustiques, c'est toujours ça de gagné. Nous allons sans doute la ramener chez nous, à son point de départ. Là, elle racontera à ses copines son beau voyage à travers terre et mer.
A midi, le vent se lève, juste devant l'étrave

Notre amie l'araignée

bien sûr, la mer s'anime. Le génois hissé, nous prenons un peu de gîte et pique-niquons dans le cockpit tant que les vagues ne sont pas trop formées. On ne sait jamais !
Nous arriverons à Marciana Marina après sept heures de mer sous un soleil torride. Nous méritons bien la glace monstrueuse que nous allons déguster à la nuit tombée. Et nous en profitons pour assister au concert en plein air de Carla Giorda, accompagnée d'une guitare et d'une contrebasse. Quel son ! Et le mouvement des doigts du contrebassiste est captivant !

Mercredi 30
Retour sur San Vincenzo avec un joli vent de travers et une superbe parade de dauphins qui nous ont accompagnés un bon moment. L'un d'eux a même fait un saut à plus d'un mètre cinquante au dessus de l'eau. Je n'ai pas eu le temps de déclencher la photo. Dommage !
A 20 heures, nous touchons terre à San Vincenzo ! Le soleil se couche sur la mer, énorme et rouge.

 

Le mât est couché.

Jeudi 31
Après avoir démâté, par une chaleur étouffante, nous nous dirigeons vers la grue. Bientôt Cap Sounion s'élève au dessus des eaux et vient se caler doucement dans son berceau roulant. Nous quittons San Vincenzo à 16 heures et roulons jusqu'aux environs d'Alessandria.

Vendredi 1 août
La route…
Déjeuner et quelques heures de pause à Chamonix… Orages…
Soirée à Nantua… Restaurant et nuit au bord du lac…

 

Samedi 2
Le lac au réveil enchante le regard. Nous avons dormi sous la frondaison des grands arbres au bord de la rive. Nous démarrons à 9 h 30, c'est la dernière étape. Je reprends ma lecture, je termine mon 19ème bouquin, je ne vois pas les kilomètres défiler.
Déjeuner dans la nature…
En fin de journée, nous retrouvons la maison.


L'échelle de corde pour monter dans le bateau, à terre.

Les photos correspondant à ce voyage sont visibles sur les pages-photos
de Corse et de Sardaigne.

 


Le prix des ports que nous avons fréquentés (pour les navigateurs que ça intéresse) :

Italie
San Vincenzo : 30 €

Corse
Bastia : 19 €
Campoloro : 19 €
Solenzara : 14,90 €
Porto-Vecchio : 17,40 €

Sardaigne
Cannigione : 27 €
Olbia : 15 €
Spurlatta :34 €
Porto Rotondo : 57,80 €
Poltu Qutu : 60 €


 
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