samedi 21
avril
Départ à 17h30 de Roissy.
Arrivée à 20h30 (19h30 locales).
Remise de la voiture à l'aéroport, et direction l'hôtel Jardim Da Serra
à Camara de Lobos.
dimanche 22
Nous quittons l'hôtel à 9h30, sous un superbe ciel bleu, pour nous rendre à
Funchal, par une petite route qui serpente dans une profusion d'arbres en fleurs. Nous nous
rendons dans la capitale, pour la fête des fleurs. Au centre de la ville, sont dressés
des tapis floraux. Après avoir flâné un moment dans le coin, nous prenons
le téléphérique pour atteindre Monte, 500 mètres plus haut.
Nous nous baladons dans le jardin exotique de Monte pendant plus de deux heures, puis nous
redescendons grignoter une bruschetta avant de nous poster au bord de la route pour voir
défiler la parade des chars fleuris. De nombreuses troupes de danseuses aux costumes
chatoyants accompagnent les chars. Le ciel est tout bleu, il fait chaud.
Deux heures et quart debout... il fait bon s'asseoir après ! Quant à sortir
du parking, là c'est autre chose ! Il y a une queue monstre à la caisse, et
pour sortir du sous-sol, un embouteillage à périr asphyxié, avec les
gaz d'échappement de toutes les voitures bloquées dans la queue du parking
souterrain.
Nous rentrons à l'hôtel, après avoir dîné dans un restaurant
de poissons à Camara de Lobos (Morue à la Portugaise).
lundi 23
A 10 heures, sous un ciel bleu très pur, nous quittons l'hôtel avec tous nos
bagages. Ce soir, nous dormirons à Santana. Mais, sur la route, nous avons repéré
plusieurs points intéressants.
Cabo Giraos : c'est une falaise impressionnante qui surplombe à pic l'océan.
580 mètres nous séparent d'une toute petite culture verdoyante, située
au pied de la falaise. L'endroit est très fréquenté. Les cars vomissent
des flots de touristes.
Nous repartons vers Pico Da Torre. Le versant des montagnes est couvert de cultures en terrasses,
mais pas comme celles de l'Asie du sud-est qui sont étagées et séparées
par des murets. Ici, les terrasses sont en pente, les unes au bout des autres.
A Pico Da Torre, nous photographions Camara de Lobos, en contrebas, joli petit port de pêche,
dans le creux d'un littoral tout en courbes et en rondeur.
La route de Santana serpente au milieu d'une végétation luxuriante. Depuis
hier, nous voyions des arbres couverts de fleurettes jaunes sur les flancs des montagnes.
Là, il y en a encore partout, sur les bords de la route. Nous nous arrêtons
pour les voir de plus près. Ce sont des mimosas d'un beau jaune tendre, au doux parfum
! Quelle merveille !
Le Pico do Arreeiro (1810 m) surplombe Madère; de tous côtés que l'on
se tourne, ce ne sont que roches tourmentées, restes volcaniques, et au loin la mer,
de part et d'autre. Profondes vallées, à-pic vertigineux, l'endroit rappelle
la Réunion, en moins grandiose.
Nous approchons de Santana, des versants entiers de mimosas tranchent sur le bleu de l'océan
et du ciel. Il est 14 heures, nous n'avons pas encore mangé, mais avec le petit déjeuner
de ce matin, ce n'est pas grave, on n'a pas faim. Finalement, nous pique-niquons sur un
banc près d'une fontaine, à Santana, avant de gagner l'hôtel O' Curtado.
Après avoir déposé nos valises, nous revoilà en route pour Fortela,
sis au milieu d'une forêt de mimosas. La vue découvre au loin sur la mer, et
le village de Porto Da Cruz, mais quelques nuages montent de la vallée, cachant de-ci
de-là, une partie du paysage.
Retour à Santana ! Nous nous arrêtons pour photographier une maison typique
au toit de chaume pointu. Un homme sort, et nous propose d'entrer la photographier de l'intérieur.
Il nous fait goûter un fruit local succulent "anona", et une petite liqueur
de café. Nous lui laissons un billet en remerciement.
Dîner dans un restaurant de Santana et retour à l'hôtel.
mardi 24
Départ à 9h30, ciel nuageux !
Hier, nous avons acheté un guide des randonnées à Madère. Nous
voilà donc partis pour Caldera Verde. Déjà pas facile de trouver le
départ ! Vers 11 heures, nous sommes sur le chemin. Le bouquin dit que c'est une
rando à ne pas manquer. Mais comme elle est longue pour une première journée
( 5 à 6 heures aller-retour), nous avons décidé de n'en faire que la
moitié. Au bout d'une heure, nous n'avons toujours rien vu d'autre que de la forêt.
Nous rebroussons chemin... Marcher, oui, mais pour voir quelque chose... Sinon, ça
ne m'intéresse pas. Après avoir repris la voiture, nous pique-niquons face
à la mer puis nous nous dirigeons vers Sao Vicente, et Porto Moniz, en longeant la
côte nord par l'ancienne route à flanc de montagne. A Porto Moniz, se trouvent
de curieuses piscines naturelles, dans les tons verts qui tranchent sur l'écume blanche
des vagues émeraude.
La côte autour de Porto Moniz est très accidentée, et débordée
par de nombreux rochers abrupts sur lesquels viennent battre les flots. Nous rentrons à
l'hôtel pour dîner vers 19h45. Excellentes brochettes, suspendues sur un porte-brochettes
à deux branches ! Original !
Mercredi 25
Ce matin, le ciel est très gris, il ne fait pas chaud quand nous quittons l'hôtel
à 9h30, en direction de la côte sud. Il va nous falloir traverser la chaîne
montagneuse qui partage l'île en deux, sur toute sa longueur. Sur la route, ce sont
toujours des fleurs à profusion, capucines couvrant les talus, mimosas, arums, oiseaux
de paradis, pélargoniums, azalées, rhododendrons, géraniums, bégonias,
roses, genêts, anthémis, volubilis, montbretias, cannas, hortensias, impatiens,
lys, hibiscus, glaïeuls, sauge, fuchsia, dahlias, coleus, iris, oeillets de poète,
et tant d'autres, de type subtropical, dont je ne connais pas le nom, mais qui sont de pures
merveilles.
Nous longeons la côte sud, par la vieille route de montagne. il y en a une nouvelle
plus rapide, mais ce ne sont que tunnels. Ribeira Brava, Porto Do Sol, Calheta... et partout
la montagne est couverte de cultures en terrasses.
Jardim Do Mar : un village parcouru de mignonnes ruelles fleuries en escaliers...
Ponta Do Pargo : un phare et un beau point de vue, comme tout au long de la côte d'ailleurs...
Le retour prévu par la route des crêtes au milieu des terres se fera
dans le brouillard. Les nuages ont envahi tout le paysage entre 1200 et 1400 mètres.
Dommage pour la balade à pied que nous avions prévue à Rabazal !
jeudi 26
Ce matin, le ciel est encore couvert. Il a plu cette nuit, mais maintenant, c'est fini.
Un pâle soleil éclaire d'une plaque argentée, le gris de l'océan
sous les nuages. Il fait froid à 9h40 quand nous montons en voiture, direction l'est
de l'île. Nous prenons la route de Ribeiro Frio, dans l'espoir de faire la petite
randonnée jusqu'à Balcoes, où la vue est splendide - dit le guide -
mais comme hier, la montagne est noyée dans les nuages, et il pleuvasse. En redescendant
vers la côte, nous quittons les nuages, et retrouvons un pâle soleil.
Machico : soleil ! Etonnant contraste entre les cimes et la mer, à quelques kilomètres
de distance ! Nous allons nous promener à pied sur la pointe de Sao Lourenzo. Superbe
paysage de rochers battus par les flots bleus ! Il y a du vent, mais il fait bon. Nous déjeunons
à Machico, d'un succulent filet d'espadon aux bananes.
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Du Pico Da Facho, où nous montons en voiture, nous
découvrons l'aéroport de Santa Cruz avec ses pistes au bord de l'océan.
L'une des extrémités est soutenue par un pilier planté au ras de
l'eau. L'atterrissage, ici, est assez spectaculaire. Quand nous sommes arrivés,
nous avons viré pour nous placer face à la piste, et très vite,
l'avion a freiné. Au bout, il y a la mer !
Après une nouvelle tentative pour la rando à Ribeiro Frio, nous renonçons
car l'endroit est toujours dans les nuages et la bruine. Nous retrouvons un temps plus
agréable sur la côte. A Santana, nous dénichons une randonnée
au-dessus de la falaise abrupte, en direction de Sao Joge. Une heure et quart de marche
sur un sentier de terre battue rouge très étroit, entre la mer à
droite, et les cultures potagères et la vigne à gauche. Retour à
l'hôtel où nous choisissons de déguster les mêmes délicieuses
brochettes que l'autre jour. |
Vendredi 27
9h35... ciel nuageux avec quelques belles taches bleues...
Nous décidons de tenter de nouveau la route des crêtes, dont nous n'avons rien
vu mercredi à cause du brouillard. Si la chance nous sourit, nous ferons aussi la balade
à pied à Rabazal. Ensuite, nous reviendrons par la côte sud qui est toujours
ensoleillée.
Mirador d'Encumeada : les nuages sont juste au-dessus de nous, nous pouvons découvrir
la superbe vue qui s'étend de part et d'autre de la chaîne montagneuse centrale,
versant nord et versant sud, avec la mer en arrière-plan. Le vent est froid à
1000 mètres d'altitude, malgré le soleil. Au sud, le gouffre est impressionnant,
un à-pic d'environ 1000 mètres. Un peu plus loin, nous nous arrêtons de
nouveau pour admirer la vallée tout en bas, creusée entre d'imposantes montagnes.
Les nuages sont toujours juste au-dessus de nous, pourvu qu'ils restent là ! lls ne
nous cachent pas le paysage... Le plateau de Paul Da Serra, que nous atteignons, est rocailleux
et sauvage, puis devient lande couverte de genêts. Ici, le nuage touche le sol, nous
le traversons par nappes. Plus nous montons, plus il devient dense. Nous devinons difficilement
la plaine alentour, grâce aux taches jaunes des genêts. Puis soudain, le plafond
se relève, tout se découvre devant nous. A notre droite, les nuages courent
au ras du sol. Nous avions assisté à ce même phénomène dans
la plaine des sables, au pied du piton de la fournaise.
Voici la levada Do Risco (Rebazal). En une grande heure et demie de balade, nous atteignons
la cascade de Risco (celle qui était programmé mercredi), puis nous récupérons
la voiture. Il est déjà 13h30, nous continuons vers l'ouest, sur la route des
crêtes qui est plutôt bien dégagée maintenant; la ligne des nuages
s'est élevée, et tout au long sur notre gauche, nous surplombons la mer d'environ
1300 mètres.
Quelques nuages légers traversent la route devant nous, de temps à autre, et
bientôt nous arrivons à l'extrémité de l'île; Des deux côtés,
s'étend l'océan.
Nous nous engageons sur la route de la côte et après le déjeuner (Hum
! il est 14h30, quand nous trouvons un restaurant sur notre route !) nous nous dirigeons vers
Funchal.
Petit tour dans la ville... shopping... il fait beau... et retour par la côte est (Machico).
L'autoroute passe sous la piste d'atterrissage de l'aéroport de Santa Cruz, un ouvrage
impressionnant, vaste plateau surélevé, entièrement posé sur des
centaines de pylônes en béton dont les derniers sont pour ainsi dire les pieds
dans l'eau. Samedi 28
Le ciel tout bleu pour notre dernière journée veut sans doute nous faire regretter
notre départ à 20h20, ce soir. Nous avons rendu la clef de l'hôtel, il
est 10h45... Profitons de ces dernières heures !
Après quelques photos de mimosa (omniprésent à Madère), nous voilà
repartis vers Ribeiro Frio, troisième essai pour faire l'excursion à pied jusqu'à
Balcoes. La promenade est agréable jusqu'au belvédère où la vue
porte sur toute la vallée, dommage que quelques nuages se soient accrochés aux
pics, au-dessus de nous. Quand nous quittons le site à midi, des fleuves de touristes
affluent. Ils n'en finissent pas de descendre de plus d'une dizaine de cars garés sur
la route elle-même, car il n'y a que quelques places de parking, pour les voitures.
Un long serpent de piétons s'achemine vers le minuscule mirador, où nous étions
4 ou 5 personnes tout à l'heure, avec les oiseaux à nos pieds, ou dans la main
d'une dame qui y avait mis des miettes de pain. Ouf ! On en est parti à temps !
Après quelques emplettes (produits régionaux pour les enfants et nous), nous
déjeunons à Camacha. Nous flânons en voiture le long de la côte
est, de Caniço à Punta Sao Lourenzo, nous arrêtant ici ou là, pour
faire quelques pas.
Dernière balade piétonne (la sixième de la semaine ! Quel rendement !!!)
sur la presqu'île de Sao Lourenzo. La terre est chaude sous nos pieds, un vent léger
sur la tête, le ciel bleu, l'océan azur, la lande sèche, les lézards
partout, et au-dessus de nous, à intervalles réguliers, les avions qui s'approchent
ou s'éloignent de Santa Cruz, d'où nous décollerons dans 3h30...
dimanche 29
Arrivée à Roissy à 1 heure du matin !
Total kilométrage de la semaine : 1076 km
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