auvergne
Le moulin Richard de Bas (Ambert)
Site inscrit à l'inventaire des monuments
historiques
Le moulin Richard de Bas fabrique du papier à la main comme
au XIVe siècle.
Il abrite le Musée historique du Papier, créé
en 1943, qui retrace l’histoire de la fabrication du papier
depuis ses origines, et montre le cadre de vie des papetiers dans
les siècles passés.
Le visiteur assistera à la fabrication manuelle du papier,
depuis le découpage des chiffons jusqu’au séchage
dans les "étendoirs".
Ses collections comportent documents historiques, matériel
et objets retraçant l'histoire du papier (depuis la Chine
jusqu'à l'Europe).
Des chiffons au papier
Antoine Richard qui acheta le moulin en 1643 lui donna son nom.
Pour faire du papier, on utilise de vieux chiffons blancs, comme
ceux de nos grands-mères, en toile de lin et de chanvre.
On les trie, on les coupe en petits morceaux, puis les maillets
en bois les déchiquettent pour les transformer en fibres
de cellulose végétale.
On capte l'eau des sources pour préparer la pâte à
papier, que l'on verse dans la cuve. Après 30 heures, naissent
les feuilles blanches créées par la main de l'homme.
L' ouvreur puise les fibres de cellulose en suspension et les dépose
dans la forme, sorte d'énorme passoire. L'eau s'égoutte
tandis que le coucheur se saisit de la forme.
Il retourne sur le feutre, la forme recouverte de pâte à
papier. La couche de fibre s'en détache alors.
Pour assécher les feuilles, on procède au pressage.
Des hommes s'aident du cabestan pour décupler leur force.
La pression exercée sur les feuilles est d'environ quarante
tonnes. L'eau s'élimine, le volume diminue, puis la presse
est débloquée.
Il faut ensuite détacher délicatement les feuilles
des feutres, c'est le levage, puis les empiler sans serrer. Elles
seront ensuite portées vers les étendoirs où
elles devront sécher lentement.
On produit également au moulin, des papiers à fleurs,
contenant en inclusion des fougères ou des pétales.
Le Moulin de Richard de Bas produit 20 à 25 kilos de papier
par jour.
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