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Lundi 23
En route pour Pilgrim ! La température est agréable, pas encore trop chaude ! Sur les côtés, défilent bananeraies, vergers, eucalyptus, sapins, coteaux vallonnés
plantés d'arbres à perte de vue. Nous ne nous rendons pas directement à Pilgrim, nous allons faire un détour pour suivre une route panoramique de montagne et le
canyon de la rivière Blyde. Nous nous arrêtons d'abord à Horse Shoe Fall, une petite chute d'eau sans grande envergure, puis à Lone Creeks Falls, une cascade étroite
qui de ses 68 mètres de haut, se déverse avec force dans une petite piscine, pulvérisant alentour des millions de gouttelettes en suspension, qui rafraîchissent
tel un brumisateur. Nous déjeunons à Graskop, juste avant de nous engager sur la route du "Blyde River Canyon", réputé être le troisième
plus grand au monde. Ce canyon, par ses roches, rappelle le Grand Canyon aux USA (le plus grand de tous),
mais il n'en a ni la profondeur ni l'ampleur. Je me souviens de l'impressionnante et vertigineuse dénivellation jusqu'à l'Arizona coincé tout au fond. Ici c'est la Blyde
River qui se glisse dans le creux mais elle ne semble pas si lointaine. Malgré tout, ce Canyon est très beau et mérite le détour. Nous nous attardons à admirer
les trois Rondavels et le lac tout en bas, sous divers points de vue. En fin d'après-midi, nous prenons la route de Graskop à Pilgrim's Rest (repos du pèlerin), qui serpente
entre de hautes montagnes vertes, dans des paysages de type alpin.
Nous nous installons au Royal Hôtel à Pilgrim, hôtel reconstitué de la fin du 19ème siècle. Les autres maisons du village, la banque, plusieurs magasins
généraux, la poste, la pompe à essence ont été eux aussi restaurés comme à l'époque de la ruée vers l'or en 1873, date où
furent découvertes des pépites dans la rivière de Pilgrim's Creek. Le pub mitoyen à l'hôtel, affiche les noms de tous les gens célèbres qui
y ont fait halte. Sur la porte il est dit que tout voyageur qui passe dans le village se doit d'entrer dans ce bar !
Kilométrage du jour : 344 km
Mardi 24
Sous un grand soleil, les jacarandas en fleurs illuminent la rue. Vers 8 heures nous retournons sur les routes du canyon que nous n'avons pas eues le temps de parcourir hier, les accès
aux points de vue fermant à 17 heures. Dès les premiers kilomètres surgit le "Pinnacle", une aiguille de trente mètres érigée dans un ravin
couvert de végétation. Sombre, elle se détache sur le vert ambiant. Puis c'est le site de "God's window" dont la faille profonde s'emplit de nuages, comme à
Mafate (La Réunion), alors que le ciel est d'azur. Un peu plus loin la cascade "Berlin Falls" se précipite
dans un bassin situé 45 mètres plus bas, accrochant au passage la roche érodée sur laquelle elle s'étale en un voile vaporeux; la dernière chute,
"Lisbon Falls", la plus grande de la région avec ses 92 mètres de hauteur, se divise en trois courants sur la paroi d'où elle plonge dans la rivière en
contre-bas. Nous quittons le canyon en fin de matinée. L'itinéraire qui nous emmène à Pretoria, passe par Lydenburg et la montagne. La route court sur les hauteurs,
traversant de grandes zones forestières en cours de déboisement, troncs abattus, bois débité et rangé en tas, zones de brûlis... Elle s'élève
jusqu'à 2150 mètres avant de redescendre vers Lydenburg en serpentant. A 14 heures, nous déjeunons d'un plat de poissons, moules, crevettes, calamars, baignant dans une
sauce à s'en lécher les doigts. Sublime ! Ce restaurant, "Ocean Basket"se trouve à Lydenburg. Nous y aurions bien pris pension... mais nous avons un avion à
prendre demain !!! Nous poursuivons notre route jusqu'à Pretoria. La Guest House est très belle et accueillante, vaste chambre aux somptueux meubles d'époque, baignoire
en coin dans la salle de bain, grande terrasse donnant sur les lumières de la ville, demeure de maître de toute beauté.
Cependant comme il n'y a pas de restaurant, il nous faut ressortir. L'hôtelier nous réserve une table au "Blu Safran" où nous dégustons des cuisses de
springbok, excellentes. De retour dans la chambre, nous trouvons du chocolat près de la cafetière. Nous sommes gâtés !
Kilométrage du jour : 456 km
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Mercredi 25
Nous nous rendons à Union Buildings, résidence du président de la république, qui offre une vue imprenable sur Pretoria, au-delà de beaux jardins fleuris.
Au fond, domine une tour avec un gros ballon de foot, signe que la coupe du monde de foot 2010 aura lieu en Afrique du Sud. Nous nous promenons ensuite dans le centre de la ville avant d'aller
déjeuner dans un restaurant au bord du parc aux oiseaux, moment de calme près de cet étang au centre duquel une île accueille canards et volatiles divers. L'ombre
et la fraîcheur de l'eau sont bienfaitrices car le soleil mord aujourd'hui. Sur la route de l'aéroport, nous nous arrêtons à Sandton, à la périphérie
de Johannesburg, une ville ultra moderne avec des buildings au design audacieux. Et comme il nous reste deux heures avant de rendre la voiture, nous allons flâner dans un centre commercial
proche de l'aéroport. En quittant le centre à 16 h 50 pour être à 18 heures à notre rendez-vous, nous pensions avoir encore de la marge, mais je ne sais pas
comment nous ne retrouvons pas l'entrée de l'autoroute, avec en plus un bouchon d'une demi-heure et plus aucune pancarte pour nous diriger. Je demande à une conductrice la direction
de l'aéroport, elle nous propose de la suivre un bout de chemin, après quoi elle nous indique de tourner à gauche tandis qu'elle continue tout droit. Nous roulons longtemps
sans autre indication. Après plusieurs kilomètres, j'arrête une voiture et me fait expliquer la suite par le chauffeur; d'après lui, on en a pour quinze minutes
encore. Il est justement 6 heures moins le quart ! Et bien, on est même arrivé cinq minutes en avance. Ouf !
Il nous faut remplir les papiers de l'accident chez Europcar, avant de pouvoir finalement prendre notre tour dans la queue pour l'enregistrement des bagages, 2 h 30 avant le décollage.
Evidemment il y a plus de monde que d'habitude, quand on arrive trois heures avant...
Kilométrage du jour : 137 km
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Nous allons quitter cette terre de contraste, à peine africaine, diversité de paysages, terre rouge couverte de verdure au printemps, mélange d'Europe,
de montagnes alpines avec une once de poussière rouge, d'animaux sauvages, avec l'anglais parlé partout, mais un anglais africanisé, de belles routes goudronnées
à côté de chemins de terre, des conifères et des bananiers, une population noire et une blanche... bref, un melting-pot qui en font un pays étonnant mais
que je ne qualifierais pas d'africain.
L'Afrique du Sud, c'est aussi un pays sorti de l'apartheid mais qui en garde la mémoire. La population noire autrefois tenue à l'écart des villes, s'est amassée
après l'apartheid, à la périphérie des agglomérations, créant de vastes bidonvilles, zones d'insécurité et sources d'inquiétude
pour les résidents installés et prospères. Ils ont alors entouré leurs domaines de barbelés. Si les deux communautés – noire et blanche –
semblent vivre en harmonie, il n'en reste pas moins que les ouvriers sur les chantiers, sur les routes, dans les scieries, les employés au ménage, aux cuisines, les porteurs,
les gardiens... sont tous noirs.
Mais voici venu le moment de prendre l'avion !
- Décollage à 21 h 30.
- Arrivée à Londres à 6 heures locales (8 heures en Afrique) soient 10 h 30 de vol.
- Décollage de Londres à 9 h 10.
- Arrivée à Paris à 12 h 20 locales (10 h 20 heure de Londres).
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